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La santé mentale et le soutien par les pairs à Fredericton : comment être présent

8 min de lecture · Publié le · Par Hey Freddy

En bref

Une grande partie de ce qui garde les gens en santé à Fredericton n'est pas clinique. C'est un café, une marche le long du Wolastoq, un message texte qui dit « je pense à toi » et quelqu'un qui écoute sans vouloir tout régler. Ce guide parle de la façon d'être présent les uns pour les autres. Il explique ce qu'est le soutien par les pairs et où le trouver (ACSM Nouveau-Brunswick, services financés par Centraide, 211 NB, soutiens sur les campus de l'UNB et de STU), comment être une personne à l'écoute et posée, comment prendre des nouvelles d'un ami et comment savoir quand encourager doucement à demander de l'aide professionnelle. Si une personne est en danger, composez le 911. Pour une crise de santé mentale, composez ou textez le 988, la Ligne d'aide en cas de crise de suicide du Canada.

Ce qu'est vraiment le soutien par les pairs

Le soutien par les pairs est une aide qui vient de quelqu'un qui a vécu quelque chose de semblable. Ce n'est pas de la thérapie, ce n'est pas un diagnostic et ce n'est pas une ligne de crise. C'est une personne ayant un vécu de maladie mentale ou de dépendance qui chemine aux côtés d'une autre, en offrant de l'espoir, des conseils pratiques et le simple soulagement de ne pas se sentir seule.

L'Association canadienne pour la santé mentale du Nouveau-Brunswick (ACSM NB) décrit son travail de soutien par les pairs comme un service non clinique qui ne remplace pas les soutiens thérapeutiques et qui n'est pas un service de crise. Les intervenantes et intervenants en soutien par les pairs s'appuient sur leur propre rétablissement pour inspirer l'espoir et aider les gens à se fixer des objectifs et à bâtir une vie autodéterminée. Le soutien peut se faire en tête-à-tête ou en groupe.

La valeur est discrète mais réelle. Quand quelqu'un dit « j'ai ressenti ça moi aussi », cela diminue la honte et rend la prochaine étape possible. Le soutien par les pairs prend place à côté des soins professionnels, et non à leur place.

Où trouver du soutien communautaire à Fredericton

Vous n'avez pas besoin d'une référence ni d'un diagnostic pour communiquer avec la plupart des services communautaires. Quelques bonnes portes d'entrée :

  • ACSM Nouveau-Brunswick offre des programmes communautaires et du soutien par les pairs et peut vous orienter vers des options locales par l'entremise de cmhanb.ca.
  • Centraide Centre du N.-B. finance une gamme de services locaux en santé mentale et en mieux-être et les répertorie à unitedwaycentral.com/mental-health.
  • 211 Nouveau-Brunswick est un répertoire gratuit et confidentiel de services communautaires et sociaux. Composez le 2-1-1 ou faites une recherche sur nb.211.ca pour trouver des programmes près de chez vous.
  • Connect Fredericton répertorie les organismes et services locaux à connectfredericton.ca.

Si la première porte n'est pas la bonne, demandez-leur qui l'est. Les personnes qui travaillent dans ce domaine ont l'habitude des transferts chaleureux.

Bien écouter un ami

Vous n'avez pas besoin d'avoir les bons mots. La plupart des gens qui traversent une période difficile ne cherchent pas de solutions de votre part. Ils cherchent à se sentir entendus. Quelques choses qui aident :

À faire :

  • Posez des questions ouvertes. « Comment ça va, vraiment ? » invite à en dire plus que « Ça va ? »
  • Écoutez plus que vous ne parlez. Laissez les silences exister.
  • Reformulez ce que vous entendez. « Ça a l'air épuisant. »
  • Croyez-les. Prenez ce qu'ils disent au premier degré.
  • Demandez ce qui aiderait, plutôt que de le supposer.

À éviter :

  • Sauter aux solutions, ou énumérer toutes les choses qu'ils devraient essayer.
  • Comparer (« au moins ce n'est pas aussi pire que… »).
  • Minimiser (« pense juste positif »).
  • Ramener ça à soi, ou combler chaque pause.
  • Promettre le secret si quelqu'un pourrait être en danger.

Être une présence posée et sans jugement suffit. Vous êtes un pont, pas toute la solution.

Comment prendre des nouvelles de quelqu'un

Prendre des nouvelles est un petit geste au grand rendement. Choisissez un moment sans pression et soyez précis. Un message comme « je pensais à toi, veux-tu qu'on aille prendre un café cette semaine ? » atteint mieux sa cible qu'un vague « fais-moi signe si tu as besoin de quelque chose », qui met discrètement le fardeau sur l'autre.

Remarquez les changements au fil du temps : quelqu'un qui se replie, qui dort trop ou trop peu, qui boit davantage, qui devient silencieux dans le groupe de discussion. Nommer ce que vous voyez, avec douceur, leur montre que vous êtes attentif. « Tu m'as semblé un peu à l'envers ces derniers temps et je voulais prendre de tes nouvelles. »

Si vous craignez que quelqu'un pense au suicide, c'est correct de poser la question directement. Poser la question ne fait pas naître l'idée; elle ouvre une porte. Si la personne répond oui, restez avec elle, prenez-la au sérieux et aidez-la à joindre le 988 ou, en cas d'urgence, le 911. Puis reprenez contact dans les jours qui suivent. Prendre des nouvelles une fois, c'est gentil. Le faire de façon régulière, c'est ce dont les gens se souviennent.

Réduire les préjugés, et aider les hommes qui ne parlent pas

Le préjugé est la croyance discrète que traverser une épreuve est une faiblesse ou quelque chose à cacher. Il garde les gens silencieux, et le silence rend tout plus lourd. On l'effrite de façons ordinaires : en parlant de nos propres hauts et bas, en traitant la santé mentale comme n'importe quel autre type de santé, et en ne bronchant pas quand quelqu'un est honnête avec nous.

Les hommes, en particulier, sont souvent élevés à serrer les dents, et beaucoup n'aborderont pas le sujet en premier. Côte à côte fonctionne mieux que face à face ici. Un trajet en voiture, une marche, un travail dans le garage, un tour des sentiers ouvre souvent une conversation qu'un direct « il faut qu'on se parle » ferait taire. Posez des questions sur les choses concrètes (le travail, le sommeil, l'équipe) et laissez les sujets plus durs remonter à leur propre rythme. Continuez d'être présent. La constance est perçue comme de la sécurité.

Le but n'est pas d'amener quelqu'un à vider son cœur sur commande. C'est de rendre normal, avec le temps, de dire « pas super, honnêtement ».

Les choses du quotidien : lien, mouvement, routine

Une bonne partie du mieux-être se construit à partir d'habitudes peu glorieuses. Aucune de celles-ci ne remplace des soins quand quelqu'un en a besoin, mais elles sont le sol sur lequel tout repose.

  • Le lien. Un contact régulier avec les gens, même bref, protège contre les pires journées. Une marche récurrente, une équipe hebdomadaire, un repas partagé.
  • Le mouvement. Sortir et bouger remonte le moral de la plupart des gens. Fredericton facilite les choses : le sentier riverain le long du Wolastoq, le Green, la passerelle piétonne, le réseau de sentiers en toute saison.
  • La routine. Dormir à peu près à la même heure, manger quelque chose, prendre la lumière du jour. Quand tout semble ingérable, de petits repères aident.

Quand vous soutenez quelqu'un, vous pouvez offrir ces choses comme des invitations plutôt que des instructions. « Veux-tu qu'on marche le sentier samedi ? » est plus facile à accepter qu'un conseil.

Étudiants, campus et milieux de travail

Fredericton est une ville universitaire, et les pressions de la vie étudiante sont réelles. Les deux campus offrent des soutiens en mieux-être et en counseling : l'Université du Nouveau-Brunswick à unb.ca et l'Université St. Thomas à stu.ca. Si vous êtes étudiant, ou si vous aimez quelqu'un qui l'est, il vaut la peine de connaître ces services avant qu'une période difficile ne frappe, et non pendant. Les programmes de soutien par les pairs sur le campus mettent les étudiants en lien avec des pairs formés qui comprennent.

Les milieux de travail comptent aussi. Si vous gérez ou côtoyez des gens, vous pouvez rendre normal de prendre une vraie pause dîner, d'utiliser un programme d'aide aux employés s'il en existe un, et de prendre des nouvelles sans être indiscret. Une culture où quelqu'un peut dire « je passe une semaine difficile » sans que ce soit retenu contre lui est une forme de prévention. Vous n'avez pas besoin d'être un expert pour être un collègue attentionné.

Connaître ses limites, et quand aller chercher de l'aide

Être présent pour quelqu'un ne veut pas dire le porter. Vous êtes un ami, pas un clinicien, et ce n'est pas votre rôle de tout régler ni d'être disponible à toute heure. Fixez de douces limites afin de pouvoir continuer d'être présent sur la durée, et prenez soin de votre propre mieux-être aussi.

Encouragez l'aide professionnelle quand les choses dépassent la portée d'un ami : quand une personne n'arrive plus à fonctionner au quotidien, quand un moral bas s'étire sur des semaines, quand la consommation de substances s'aggrave, ou quand vous vous sentez dépassé. Offrez d'aider avec la première étape, comme chercher un service sur 211 ou l'ACSM ensemble, ou rester avec la personne pendant qu'elle fait un appel.

En cas d'urgence, composez le 911. Si quelqu'un vit une crise de santé mentale ou pense au suicide, il peut composer ou texter le 988, la Ligne d'aide en cas de crise de suicide du Canada, gratuite et offerte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, partout au pays. Vous pouvez aussi composer le 988 pour obtenir des conseils sur la façon de soutenir une personne qui vous inquiète. Prenez au sérieux toute mention de suicide, restez avec la personne si vous le pouvez, et ne la laissez pas seule pendant une crise aiguë.

Points clés

  • Le soutien par les pairs est une aide non clinique offerte par quelqu'un ayant un vécu; il complète les soins professionnels, il ne les remplace pas.
  • Vous n'avez pas besoin d'une référence ni d'un diagnostic pour communiquer. Commencez par l'ACSM Nouveau-Brunswick, Centraide Centre du N.-B. ou 211 NB.
  • Bien écouter, c'est poser des questions ouvertes et reformuler, pas se précipiter pour régler ou comparer.
  • Prenez des nouvelles avec des propositions précises (« un café jeudi ? ») plutôt qu'un vague « fais-moi signe si tu as besoin de quelque chose ».
  • C'est correct de poser la question directement si vous pensez que quelqu'un pourrait envisager le suicide. La question ouvre une porte, elle ne fait pas naître une idée.
  • Le lien, le mouvement et la routine sont des fondations discrètes. À Fredericton, les sentiers riverains facilitent le mouvement.
  • Avec les hommes qui ne parlent pas, côte à côte l'emporte sur face à face, et la constance est perçue comme de la sécurité.
  • Connaissez vos limites. Encouragez l'aide professionnelle quand les choses dépassent la portée d'un ami. Composez le 911 en cas d'urgence, ou composez ou textez le 988 pour une crise.

Common questions

Quelle est la différence entre le soutien par les pairs et la thérapie ?

Le soutien par les pairs est non clinique. Il est offert par des personnes ayant un vécu de maladie mentale ou de dépendance qui partagent de l'espoir et un soutien pratique. La thérapie est un service clinique offert par des professionnels formés. L'ACSM Nouveau-Brunswick est claire : le soutien par les pairs ne remplace pas les soins thérapeutiques et n'est pas un service de crise. Beaucoup de gens utilisent les deux.

Que faire si je pense qu'un ami pense au suicide ?

Posez la question directement et calmement; cela n'aggravera pas les choses. Prenez au sérieux ce qu'il dit, restez avec lui et aidez-le à joindre le 988, la Ligne d'aide en cas de crise de suicide du Canada (par appel ou par texto). S'il y a un danger immédiat, composez le 911. Reprenez contact dans les jours qui suivent, car une seule conversation en est rarement la fin.

Où puis-je trouver des services de santé mentale et communautaires à Fredericton ?

Composez le 2-1-1 ou faites une recherche sur nb.211.ca pour un répertoire gratuit et confidentiel de services locaux. L'ACSM Nouveau-Brunswick (cmhanb.ca) offre des programmes communautaires et du soutien par les pairs, Centraide Centre du N.-B. finance des services locaux, et Connect Fredericton répertorie les organismes. Aucune référence n'est nécessaire pour communiquer.

Je veux soutenir quelqu'un mais j'ai peur de dire la mauvaise chose.

La plupart des gens ne cherchent pas des mots parfaits ni des solutions. Ils veulent se sentir entendus. Posez des questions ouvertes, écoutez plus que vous ne parlez, croyez-les et demandez ce qui aiderait. Vous êtes un pont vers un soutien plus poussé, pas toute la solution, et le simple fait d'être une présence posée et sans jugement suffit.

Y a-t-il des soutiens pour les étudiants à l'UNB et à STU ?

Oui. L'Université du Nouveau-Brunswick (unb.ca) et l'Université St. Thomas (stu.ca) offrent toutes deux des soutiens en mieux-être et en counseling, et des programmes de soutien par les pairs sur le campus mettent les étudiants en lien avec des pairs formés. Il est utile de savoir ce qui est offert avant une période difficile, et non seulement pendant.

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Sources et lectures complémentaires

Ce guide reflète le consensus local documenté, reportages, avis et voix de la communauté, vérifié dans la mesure du possible. Les choses changent; si nous ne sommes plus à jour, dites-le à Freddy.